Mot clé : motion design.
Alexandre Dumas de Rauly me souffle ce chouette travail d’expérimentations typographiques prouvant ainsi qu’il n’y a pas que le Futura (une gloire typographique) dans la vie.
Les caractères sont ici passés à la moulinette de l’acquisition et de la restitution de la vidéo analogique et numérique. De l’imprédictible né une forme, connue, mais toujours surprenante !
Plus de détail sur le site d’Amy Thornley.

Vertigo (1958) d’Alfred Hitchcock

Belle de Jour (1967), de Luis Buñuel

No Country for Old Men (2007), de Joel et Ethan Coen
À la frontière de la photographie et de l’animation, les GIFs (animés, donc) de If we don’t, remember me, s’attachent à dé-narrer de très courtes scènes de classiques du cinéma.
En investiguant les limites du perceptible, un battement de paupière, une respiration ou un soupir deviennent alors le centre d’une intrigue minimale.
Le temps mort est le temps d’action, l’indicible se mue en une boucle hypnotique.
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Zardoz (1974), de John Boorman

Tron (1982), de Steven Lisberger
Comme son nom l’indique, Three Frames explore l’animation épileptique en découpant sauvagement trois images d’un film.
La boucle et l’accélération donne une force cinétique hypnotisante aux GIFs. Les images font l’effet d’un disque qui, tressaillant, revient inlassablement sur les mêmes notes, découvrant ainsi une autre mélodie.
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Ces expérimentations rappellent bien évidemment les essais d’artistes, comme Douglas Gordon, qui, au travers de la boucle, du décalage et de la répétition, réinterprète l’œuvre cinématographique.
On pense notamment à Through a Looking Glass (1999) où Travis Bickle (Robert de Niro) assène immanquablement sa réplique culte « You’re talking to me ? » dans Taxi Driver (1976) face à son double dont l’image est inversée.