Articles de la catégorie : Journal.

BIG BAM !
Si l’année était un film, sa carte de vœux en serait le générique.
Qui dit générique, dit Godard… dit typoghraphie… dit…
En bref, bonne année !
Typographie : Jean-Luc par Atelier Carvalho Bernau, http://carvalho-bernau.com
À lire / À voir :
http://annyas.com/screenshots/updates/the-typography-of-jean-luc-godard/
http://blogs.walkerart.org/design/2009/11/10/godards-intertitles2/
http://www.carvalho-bernau.com/jlg/

Du sang neuf pour Qualité Graphique Garantie avec, notamment, les arrivées d’Alexandre Dumas de Rauly, Olivier Dolbeau, Hubert Griffe, Sébastien Hayez et Ivan Rodriguez.
À voir (et parfois lire) sur www.qualitegraphiquegarantie.org !

À l’occasion du 450e anniversaire de la mort de Claude Garamont, le Ministère de la Culture et de la Communication propose un site Internet riche de documents autour du célèbre typographe et de son caractère presque éponyme.
Entre hommage irrévérencieux et approches historiques, on retrouve des interviews de typographes et graphistes contemporains autour du rapport qu’ils entretiennent avec le Garamond.
Une partie du site est également consacrée à l’enseignement supérieur du design graphique et la recherche typographique en France. Une sélection de travaux d’étudiants de différentes écoles y est présentée. On peut y voir une fraction de mon projet de diplôme autour du langage tahitien ainsi que celui d’Alexandre Dumas de Rauly sur la page consacrée à l’École supérieure d’art de Cambrai.
Garamond
La typographie à l’École supérieure d’art de Cambrai
Alexandre Dumas de Rauly me souffle ce chouette travail d’expérimentations typographiques prouvant ainsi qu’il n’y a pas que le Futura (une gloire typographique) dans la vie.
Les caractères sont ici passés à la moulinette de l’acquisition et de la restitution de la vidéo analogique et numérique. De l’imprédictible né une forme, connue, mais toujours surprenante !
Plus de détail sur le site d’Amy Thornley.




« (ne pas) commu-niquer [...] mais subvertir avec bonheur le regard »
Ces mots ne sont pas les miens mais ceux des Graphistes Associés (Odile José, Anne-Marie Latrémolière, Sylvain Enguehard, Vincent Perrottet et Mathias Schweizer ; et que ne renierait sûrement pas Gérard Paris-Clavel) répondant à une série de question (en 1998) sur la pratique et les (multiples et éternelles) définitions du graphisme.
L’ensemble de cet échange, ainsi qu’une série de réflexions – qu’on imagine volontairement abruptes pour certaines – se lisent dans ce merveilleux .pdf compilé par Vincent Perrottet et disponible sur son site Internet.
Il y dresse un portrait corrosif du graphisme au mercantilisme souverain et lance un appel au retour aux « marges des cahiers d’écoliers » où la poésie et la liberté s’expriment encore.
Pour subvertir votre œil, comme le dit si bien Vincent, voici quelques-unes de ses images présentant révérencieusement son goût immodéré pour la couleur et la lettre en liberté.
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Design de la couverture par YES et icônes par Bruno Munari

Design as Art de Bruno Munari, publié pour la première fois en anglais en 1971 a été réédité récemment chez Penguin Books (2008) dans sa collection Modern Classics (dans laquelle l’on retrouve, entre autres, le fameux Ways of Seeing de John Berger et The Medium is the Massage de Marshall McLuhan et Quentin Fiore).
Loin de moi l’envie de m’aventurer à faire une critique ou ne serait-ce qu’un résumé de Design as Art, tant l’ouvrage est riche et fourmille d’anecdotes à partir desquelles Munari distille ses idées à propos du design.
Au travers de courtes nouvelles tirées de son expérience du quotidien, Munari s’attache à définir ce qu’on pourrait qualifier aujourd’hui de « design critique », développant ses arguments à partir d’éléments de la culture japonaise, d’observations autour d’ustensiles de cuisine, ou décortiquant minutieusement la construction d’un tetracone.
L’ensemble se laisse joyeusement lire (et l’anglais y est plutôt accessible).
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Design as Art, Bruno Munari, Penguin, £9.99 (~12€)
www.penguin.co.uk

Vertigo (1958) d’Alfred Hitchcock

Belle de Jour (1967), de Luis Buñuel

No Country for Old Men (2007), de Joel et Ethan Coen
À la frontière de la photographie et de l’animation, les GIFs (animés, donc) de If we don’t, remember me, s’attachent à dé-narrer de très courtes scènes de classiques du cinéma.
En investiguant les limites du perceptible, un battement de paupière, une respiration ou un soupir deviennent alors le centre d’une intrigue minimale.
Le temps mort est le temps d’action, l’indicible se mue en une boucle hypnotique.
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Zardoz (1974), de John Boorman

Tron (1982), de Steven Lisberger
Comme son nom l’indique, Three Frames explore l’animation épileptique en découpant sauvagement trois images d’un film.
La boucle et l’accélération donne une force cinétique hypnotisante aux GIFs. Les images font l’effet d’un disque qui, tressaillant, revient inlassablement sur les mêmes notes, découvrant ainsi une autre mélodie.
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Ces expérimentations rappellent bien évidemment les essais d’artistes, comme Douglas Gordon, qui, au travers de la boucle, du décalage et de la répétition, réinterprète l’œuvre cinématographique.
On pense notamment à Through a Looking Glass (1999) où Travis Bickle (Robert de Niro) assène immanquablement sa réplique culte « You’re talking to me ? » dans Taxi Driver (1976) face à son double dont l’image est inversée.